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SIG kritisiert zweifelhaftes Geschichtsbewusstsein rund um die B├╝hrle-Sammlung

1998
1970
1945
Swiss Federation of Jewish Communities 16 December 2021

Das Kunsthaus Zürich und die Stiftung Sammlung E.G. Bührle haben an einer Medienkonferenz eine starre Verteidigung ihrer bisherigen Haltung gezeigt. Dazu entstand der Eindruck eines zweifelhaften Geschichtsbewusstseins. Diese wenig sensible erneute Positionierung von Kunsthaus und Stiftung sind für den SIG irritierend und in Teilen erschreckend.

Gestern haben das Kunsthaus Zürich und die Stiftung Sammlung E.G. Bührle an eine Medienkonferenz eingeladen und zur Kritik an der umstrittenen Sammlung Stellung genommen. Dabei haben die Vertreter von Kunsthaus und Bührle-Stiftung ihre bisherige Haltung in Bezug auf den Dokumentationsraum und die nach eigener Meinung ausreichende Provenienzforschung der Sammlung verteidigt. Gleichzeitig wurde eine teilweise sehr verzerrte Darstellung der historischen Tatsachen präsentiert. Diese wenig konstruktive und unnachgiebige Haltung, das zweifelhafte Geschichtsbewusstsein und die offenbar mangelnde Sensibilität sind für den SIG erschreckend.

Mangelndes historisches Verantwortungsgefühl

Besonders schwer nachvollziehbar ist das Beharren auf einem Geschichtsbild, das die Ergebnisse der Unabhängigen Expertenkommission Schweiz-Zweiter Weltkrieg, die sogenannte «Bergier Kommission», in keiner Weise berücksichtigt. Dazu gehören Aussagen, die die Rolle der Schweiz als bedeutende Drehscheibe von Raubkunst und Fluchtgut relativieren. Es ist allgemeinhin bekannt und mittlerweile historisch aufgearbeitet, dass der Schweizer Staat Jüdinnen und Juden und anderen Minderheiten auch in der Schweiz während des Zweiten Weltkriegs zu wenig Sicherheit und Schutz bot und sie oft auch nicht vor dem Tod in von Nazideutschland besetzten Ländern bewahren konnte. Hinzu kommen Tausende von Menschen, die auf der Flucht an den Schweizer Grenzen abgewiesen und oftmals in den sicheren Tod geschickt wurden. Umso mehr kommt gerade deshalb dem Fluchtgut in der Schweiz eine so wichtige Bedeutung zu und muss jeder Einzelfall, genauso wie es bei Raubkunst gemacht wird, auf seine Provenienz hin untersucht werden.

Ebenso wenig sind sich die Vertreter von Kunsthaus Zürich und Bührle-Stiftung ihrer Verantwortung bewusst, die sie indirekt eingegangen sind, als die Schweiz 1998 die Erklärung von Washington und 2009 die Erklärung von Theresienstadt mitunterzeichnet haben. Diese besagen eben, dass die Provenienz jedes Einzelfalles abgeklärt werden muss, damit faire und gerechte Lösungen hinsichtlich einer Rückgabe oder einer Entschädigung von Kunstwerken gefunden werden können. Hier ist es unerlässlich, dass das Kunsthaus Zürich dem Beispiel des Berner Kunstmuseums folgt und «Fluchtgut» als «NS-verfolgungsbedingt entzogenes Kulturgut» anerkennt.

Expertengremium zur Evaluation der Bührle-Sammlung gefordert

Zu begrüssen ist es, dass die Zürcher Kunstgesellschaft als Trägerschaft des Kunsthauses und die Bührle-Stiftung nun endlich einer breit geäusserten Forderung nachkommen, die ein unabhängiges Expertengremium verlangt. Dieses soll die Herkunft der Bilder aus der Sammlung überprüfen. Dies kann aber nur gelingen, wenn die Vertreter des Kunsthauses Zürich und der Bührle-Stiftung bereit sind, von ihrem jetzigen starren Standpunkt und ihrer sehr eigenen Wahrnehmung der Geschichte abzurücken.
Zudem wurde in Aussicht gestellt, dass an einer Lösung gearbeitet werde, damit der Leihvertrag zwischen Kunstgesellschaft und Bührle-Stiftung zumindest teilweise im neuen Jahr der Öffentlichkeit vorgelegt werden könne. Das würde das Vertrauen in die beteiligten Institutionen teilweise wiederherstellen. Damit und mit der Einsetzung eines unabhängigen Expertengremiums wären zwei Forderungen des SIG erfüllt.

Kommission für NS-verfolgungsbedingt entzogene Kulturgüter ist zwingend nötig

Der SIG setzt sich zurzeit stark für die Umsetzung einer parlamentarischen Motion ein, die eine unabhängige nationale Kommission für NS-verfolgungsbedingt entzogene Kulturgüter fordert. Die Debatte um die Bührle-Sammlung zeigt, dass die Einsetzung einer solchen Kommission zwingend nötig ist. In Zukunft muss jeder Einzelfall geprüft und bei gerechtfertigten Forderungen entsprechend restituiert werden. So wie dies die internationalen Abkommen vorsehen.

Weitere Informationen:

Staatliche Kommission für die Erforschung von Kulturgütern ist nötig

Collection Bührle : une conscience douteuse de l’histoire

Le Kunsthaus Zürich et la Fondation Stiftung Sammlung E. G. Bührle se sont raidis en conférence de presse dans une défense obstinée de leur attitude et ont donné l’impression d’une conscience douteuse de l’histoire. Le maintien de ce positionnement peu sensible du Kunsthaus et de la fondation est irritant et, en partie, effrayant pour la FSCI.

Le Kunsthaus Zürich et la Fondation Stiftung Sammlung E. G. Bührle ont pris position en conférence de presse sur les critiques adressées à cette collection controversée. Les représentants du Kunsthaus et de la Fondation Bührle ont défendu l’attitude qu’ils ont eue jusqu’à ce jour quant à l’espace de documentation et à la recherche de provenance, à leurs yeux suffisante, concernant la collection. En même temps a été présentée une image parfois très biaisée des faits historiques. Cette attitude peu constructive et inflexible, cette conscience douteuse de l’histoire et ce manque évident de sensibilité sont effrayants pour la FSCI.

Un sens des responsabilités historiques déficient

Particulièrement incompréhensible est cette persistance à donner de l’histoire une image ne tenant aucun compte des résultats de la Commission indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale, au-trement dit la « Commission Berger ». À quoi s’ajoutent des déclarations relativisant le rôle de la Suisse comme plaque tournante importante de l’art spolié et des biens en fuite. Il est de notoriété publique et historiquement démontré que l’État suisse a donné durant la Deuxième Guerre mondiale, en Suisse même, aux juives et aux juifs, ainsi qu’à d’autres minorités, une sécurité et une protection insuffisantes et qu’elle n’a souvent pas été à même de les préserver de la mort dans les pays occupés par l’Allemagne nazie. Sans compter que des milliers de personnes en fuite ont été refoulées aux frontières de la Suisse, ce qui équivalait souvent à les envoyer à une mort certaine. Telle est exactement la raison pour laquelle les biens en fuite revêtent en Suisse autant d’importance et que chaque cas doit être investigué quant à sa prove-nance, comme on le fait pour l’art spolié.

Les représentants du Kunsthaus Zürich et de la Fondation Bührle sont d’autant moins conscients de la responsabilité qu’indirectement ils ont prise que la Suisse a signé en 1998 la Déclaration de Washington et, en 2009, celle de Theresienstadt, lesquelles stipulent que chaque cas doit être examiné individuellement quant à sa provenance, de façon à ce que l’on parvienne pour ces œuvres d’art à des solutions équitables en vue d’une restitution ou d’une indemnisation. Il est donc indispensable que le Kunsthaus Zürich suive en la matière l’exemple du Musée des Beaux-Arts de Berne et qu’il reconnaisse les « biens en fuite » comme des « biens culturels confisqués à la suite de la persécution nazie».

La collection Bührle doit être évaluée par une commission d‘experts

Il est à saluer qu’en tant qu’organisme responsable du Kunsthaus et de la collection Bührlé, la Zürcher Kunstgesellschaft entende enfin les très nombreuses voix qui exigent que la provenance des œuvres de la collection soit vérifiée par une commission d’experts indépendante. Mais il faudra pour cela que les représentants du Kunsthaus Zürich et de la Fondation Bührle acceptent de renoncer à leur rigidité et à leur perception très particulière de l’histoire.
Il semblerait par ailleurs que soit en vue une solution faisant que le contrat de prêt passé entre la Kunstgesellschaft et la Fondation Bührle soit au moins partiellement soumis au public en 2022. Cela réta-blirait en partie la confiance en les institutions concernées. Il suffirait alors que soit instituée une commis-sion d’experts indépendante pour que soient remplies deux exigences de la FSCI.

Il est urgent d’instituer une commission pour les biens culturels confisqués à la suite de la persécution nazie

La FSCI soutient énergiquement la mise en œuvre d’une motion parlementaire exigeant une commission nationale indépendante pour les biens culturels confisqués à la suite de la persécution nazie. Le débat dont est l’objet la collection Bührle montre que l’institution d’une telle commission est d’une absolue né-cessité. Il va falloir investiguer individuellement chaque cas et restituer les œuvres en cas de prétentions fondées. Comme l’exigent les conventions internationales.

 

The Kunsthaus Zürich and the EG Bührle Collection Foundation showed a rigid defense of their previous position at a media conference. In addition, the impression arose of a dubious historical awareness. This less sensitive repositioning of the Kunsthaus and the foundation is irritating and in parts frightening for the SIG.

Yesterday, the Kunsthaus Zürich and the Foundation EG Bührle Collection invited to a media conference and commented on the criticism of the controversial collection. The representatives of the Kunsthaus and the Bührle Foundation defended their previous position with regard to the documentation room and what they consider to be sufficient provenance research for the collection. At the same time, a sometimes very distorted presentation of the historical facts was presented. This unconstructive and intransigent attitude, the dubious historical awareness and the apparently lack of sensitivity are frightening for the SIG.

Lack of historical sense of responsibility

Particularly difficult to understand is the insistence on a historical picture that does not take into account the results of the Independent Expert Commission Switzerland-Second World War, the so-called "Bergier Commission". This includes statements that relativize Switzerland's role as an important hub for looted art and refugee goods. It is generally known and has now been historically processed that the Swiss state offered Jews and other minorities too little security and protection in Switzerland during the Second World War and was often unable to protect them from death in countries occupied by Nazi Germany. In addition, there are thousands of people who were turned away at the Swiss borders while fleeing and were often sent to certain death.

Nor are the representatives of the Kunsthaus Zürich and the Bührle Foundation aware of their responsibility, which they indirectly assumed when Switzerland co-signed the Washington Declaration in 1998 and the Theresienstadt Declaration in 2009. These state that the provenance of each individual case must be clarified so that fair and equitable solutions can be found with regard to the return or compensation of works of art. Here it is essential that the Kunsthaus Zürich follow the example of the Bern Art Museum and recognize “Fluchtgut” as “cultural property confiscated as a result of Nazi persecution”.

Expert committee required to evaluate the Bührle collection


It is to be welcomed that the Zürcher Kunstgesellschaft, as the sponsor of the Kunsthaus, and the Bührle Foundation are now finally complying with a widely expressed demand that an independent committee of experts demands. This should check the origin of the pictures from the collection. This can only succeed, however, if the representatives of the Kunsthaus Zürich and the Bührle Foundation are ready to move away from their current rigid standpoint and their very own perception of history.
In addition, it was promised that a solution would be worked on so that the loan agreement between the art society and the Bührle Foundation could at least partially be presented to the public in the new year. That would partially restore confidence in the institutions involved. With this, and with the appointment of an independent committee of experts, two requirements of the SIG would be met.

A commission for cultural property confiscated as a result of Nazi persecution is absolutely necessary

The SIG is currently strongly advocating the implementation of a parliamentary motion calling for an independent national commission for cultural property confiscated as a result of Nazi persecution. The debate about the Bührle collection shows that the establishment of such a commission is imperative. In the future, each individual case must be checked and restituted accordingly if the claims are justified. As stipulated in international agreements.

 

https://www.swissjews.ch/de/news/sig-news/zweifelhaftes-geschichtsbewusstsein-rund-um-die-buehrle-sammlung/
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